1. Faire un diagnostic énergétique complet
1. Faire un diagnostic énergétique complet
Avant toute chose, il faut comprendre ta consommation :
- Quels sont tes besoins en électricité, chauffage, eau chaude, cuisson ?
- Quelle est ta consommation moyenne (kWh/an) ?
- Quelles sont tes plus grosses sources de perte (fuites thermiques, vieux électroménager, etc.) ?
Outils utiles :
- Bilan énergétique (via un professionnel ou un calculateur en ligne).
- Mesureur de consommation sur chaque circuit ou appareil.
Objectif : réduire les pertes avant de produire.
2. Réduire la demande énergétique
C’est la base de l’autonomie : tu ne peux pas devenir indépendant si ta maison gaspille.
Actions prioritaires :
- Isolation (murs, toiture, sols, fenêtres).
- Ventilation performante sans pertes (VMC double flux).
- Électroménager basse consommation.
- Éclairage LED.
- Habitudes sobres : éteindre, débrancher, réguler.
Objectif : réduire de 30 à 50 % la demande énergétique initiale.
3. Choisir ses sources de production renouvelable
Tu dimensionnes ensuite ta production locale d’énergie selon tes besoins restant à couvrir.
Électricité :
- Panneaux solaires photovoltaïques (production directe).
- Petite éolienne domestique si zone ventée.
- Micro-hydraulique si tu disposes d’un ruisseau.
Chauffage :
- Pompe à chaleur air/eau ou géothermique.
- Poêle ou chaudière à bois/pellets.
- Chauffe-eau solaire pour l’eau chaude sanitaire.
Objectif : combiner plusieurs sources pour plus de fiabilité.
4. Installer un système de stockage de l’énergie
L’énergie solaire ou éolienne est intermittente → il faut stocker le surplus.
Solutions :
- Batteries électriques (lithium, plomb, saltwater, ;;;).
- Stockage thermique (ballon d’eau chaude, matériaux à changement de phase).
- Hydrogène domestique (plus rare, mais prometteur).
Objectif : couvrir les besoins en cas d’absence de production (nuit, hiver, météo).
5. Mettre en place une gestion intelligente de l’énergie
L’autonomie ne dépend pas seulement du matériel, mais aussi de la gestion fine :
Outils :
- Domotique énergétique (Home Assistant, Victron, Emphase…).
- Régulateurs, onduleurs hybrides.
- Tableaux de bord pour visualiser production/consommation.
Objectif : consommer l’énergie au bon moment (autoconsommation directe).
6. Ajouter l’autonomie en eau et en chaleur (optionnel mais cohérent)
Pour aller plus loin :
- Récupération d’eau de pluie (toilettes, jardin, parfois sanitaire).
- Phytoépuration ou filtres biologiques.
- Capteurs solaires thermiques pour chauffer l’eau.
Objectif : une maison quasi autosuffisante toute l’année.
7. Prévoir un plan de résilience et d’entretien
7. Prévoir un plan de résilience et d’entretien
Même un système autonome a besoin d’entretien :
- Contrôle annuel des panneaux, batteries, câbles.
- Prévoir des solutions de secours (générateur, réseau temporaire).
- Évaluer la durabilité des composants (panneaux ≈ 25 ans, batteries ≈ 10 ans).
Objectif : garantir la fiabilité sur le long terme.
Exemple d’ordre logique concret
- Audit énergétique
- Isolation + sobriété
- Installation des panneaux solaires
- Ajout du stockage et d’une gestion intelligente
- Chauffage renouvelable
- Eau + chaleur solaire
Entretien et suivi
Petits conseils
- Commence progressivement (par exemple : solaire + isolation).
- Vérifie les aides financières (MaPrimeRénov’, subventions régionales, aides pour autoconsommation).
- Consulte un bureau d’étude énergétique pour bien dimensionner ton installation. Amador consulting peu vous proposer cette mission.
- Pense en systèmes complets, pas en produits séparés.
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